• Est-ce que l'ONU pourra construire la tour initialement prévue sur cette parcelle ou un autre projet immobilier si la Cité de la musique ne se fait pas ? 

    Le projet de tour initialement prévu par l'ONU a été abandonné pour des raisons économiques et de financement (PLQ  n° 30134 "Cité de la musique") et n'a fait l'objet que d'une demande de renseignement (DR N° 18436). D’une emprise au sol de 3 420 m2, le projet «Tour des Feuillantines» ne représentait qu’environ 1/3 de la superficie de la Cité de la Musique »(9 944 m2). La tour aurait donc laissé plus de place à la nature, en particulier autour de la Villa des Feuillantines qui aurait été conservée. D'autre part le rez et le premier niveau étant prévus ouverts au public, le parc n'aurait pas été privatisé. 

    La Parcelle «Feuillantines» ne fait pas partie de la «Convention Ariana» dont l’ONU a les droits de construction exclusifs, en dehors de la réglementation cantonale de construction, sur la propriété «Parc Ariana» (zone autour du Palais des Nations).D'autre part, l'ONU a il y a longtemps décidé de respecter les procédures genevoises, y compris pour les procédures de constructions, ce fut le cas pour la rénovation et l'agrandissement du Palais des Nations, actuellement en cours qui ont fait l'objet de demandes d'autorisation (autorisations DD 110870 et DD110870/2) en bonne et due forme auprès du département cantonal. Ainsi, les Genevois pourront à tout moment s’opposer à un projet de construction sur le site des «Feuillantines».

    Suite aux résolutions prises par l'ONU lors des Forums sur les forêts, créés en 2000 par une  résolution du Conseil économique et social (ECOSOC), il est difficilement imaginable que l’ONU accepte la disparition d’une zone forestière au centre ville au profit d’une tour. (https://www.un.org/esa/forests/index.html)

    En cas d’accord entre l’ONU et Canton, les arbres sur Feuillantines, la «Villa des Feuillantines» et la "Villa Rigot et ses annexes" pourraient être conservées en tant que parc public et «poumon vert». Il est à noter que le Plan Directeur de Quartier « Jardin des Nations » prévoit une voie verte qui passe en bordure de cette parcelle. (PDQ Jardin des Nations N° 29350A).

  • Cette Cité de la Musique est-elle nécessaire ?

NON ! Il existe plus de 80 salles qui peuvent accueillir de la musique dans le Grand Genève. Plusieurs grandes salles sont déjà dédiées à la musique classique (Grand Théâtre, Victoria Hall, Bâtiment des Forces Motrices, Grange au Lac à Evian, Auditorium du Conservatoire place de Neuve) ; d’autres salles reçoivent aussi des concerts symphoniques (Théâtre du Léman, Salle des Fêtes de Thônex…). Le public n’est pas extensible à l’infini.

OUI pour mettre en valeur ce qui existe, OUI à une meilleure coordination des salles existantes et à des rénovations intelligentes

  1. La HEM est-elle en danger ?

NON ! La HEM n’est aucunement menacée de disparition. Un campus excentré tend à se replier sur lui-même.

OUI au regroupement de certaines activités de la HEM dans un emplacement plus écologique et moins excentré (Jonction, Praille-Acacias-Vernets…).

OUI pour maintenir les liens de proximité qui existent actuellement entre la HEM et les écoles de musique (la HEM forment la plupart de ses futurs enseignants, alors que seule une infime minorité sera engagée par l’OSR).

  • La Cité de la Musique est-elle un outil pédagogique novateur pour les écoliers du Canton ?

NON ! La pédagogie ne peut se résumer à une centralisation des activités.

OUI à une présence décentralisée des musiques, à la rencontre des publics dans différents lieux, comme les aulas des cycles d’orientation et des collèges, et comme les classes. OUI à des visites de classes par des musiciens actifs, OUI à la formation d’orchestres à l’école.

  • Pourquoi le Domaine des Feuillantines est un lieu unique en ville de Genève ?

Deux portails d’apparat pour un domaine, telle est l’entrée en matière aux Feuillantines. Les allées souples du parc à l’anglaise mènent à une architecture à la beauté classique dessinée par un des grands maîtres de l’architecture genevoise que ses pas ont conduit jusqu’en Égypte. Là-bas cette éminente figure a collaboré à la construction des immeubles khédiviaux, de somptueux tant que monumentaux immeubles de rapport. Vous en apprendrez plus sur les commanditaires, les habitants, le concepteur, l’évolution de ce lieu prestigieux au cours des âges. Mais ce n’est pas tout, le Domaine des Feuillantines est une petite réserve naturelle encore protégée où cohabitent différentes espèces végétales et animales dont certaines sont protégées.

 

 

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par Raphaël Ortis – Les musiciens et artistes indépendants de Genève
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par Jean Hertzschuch – Sauvegarde Genève – présenté à la conférence de presse du 27 octobre 2020
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Mise en œuvre par la famille Duval, faisant pendant à la Villa Blanche construite en contrehaut pour Etienne Duval et actuellement occupée par la Mission permanente de la Fédération de Russie, la maison qui deviendra Les Feuillantines fut construite vers 1880 sur des dessins de Gustave Brocher (1850-1931).
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Par Maria Perez – Parti du Travail – présenté à la conférence de presse du 27 octobre 2020
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Par Brigitte Studer – Ensemble à Gauche – Solidarités – présenté à la conférence de presse du 27 octobre 2020
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Expertise environnementale partielle par Bernard Graf, ingénieur forestier EPF/SIA, 1400 Yverdon-les-Bains Date de l’expertise : 30 octobre 2020
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par Leila el-Wakil – SOS Patrimoine – CEG – présenté à la conférence de presse du 27 octobre 2020 Déplacer le curseur patrimonial : le domaine Les Feuillantines est EXCEPTIONNEL